Ne pas respecter l’engagement de remboursement signé par la commune au risque de se voir affecter de nouvelles pénalités ou d’accepter la proposition d’étalement de la dette alors que cette offre en pleine crise financière de la part de l’organisme financeur était inacceptable.
En avril nous avons choisi de présenter le budget en non conformité en pensant que la situation particulière de la commune et le caractère exceptionnel pouvait justifier cette décision et surtout c’était la moins onéreuse qui apparaissait à l’époque.
Qui pouvait donc nous reprocher, en dehors du préfet bien sûr, de proposer des solutions à ce problème qui s’imposait à nous, s’ajoutant aux nombreuses difficultés auxquelles nous avons dû faire face depuis les élections ?
Le Préfet, dans sons rôle, a demandé l’avis de la Chambre Régional des comptes seule habilitée à juger de la pertinence de la solution.
Et le jugement est venu. La cour des comptes a considéré le caractère conjoncturel de la situation ainsi que sa non reproduction prévisible en 2010. En conséquence elle a accepté dans son principe la proposition en l’associant à la demande d’utiliser des économies de fonctionnement (*) constatées depuis le vote du budget, elles pouvaient servir à minimiser la problématique posée.
Elle a ainsi proposé de transférer 253 720 € de la section de fonctionnement à la section d’investissement pour venir gonfler les fameuses ressources propres. Ce faisant elle a sans équivoque accepté le franchissement des critères de bonne gestion à hauteur de 540 773 € au lieu de 740 000 € dans notre proposition, preuve que notre budget était tout de même raisonnable et proposable.
Pourquoi tant d’acharnement de la part de ceux qui se sont précipité dans la presse et ailleurs, autant de reproches et de termes peu élogieux en commentant cette difficulté que nous rencontrions à la suite de la décision du préfet ?
Il faudra plusieurs années pour assainir la situation et retrouver des structures financières stables, nous ne nous en sommes jamais cachés. Pas à pas, problème par problème, nous travaillons et nous avançons pour que notre commune puisse fonctionner normalement.
La seule chose qui nous importe c’est progresser vers la rationalité des choix et l’aplanissement des difficultés qu’il nous a été laissé à traiter en mars 2008.
Rien ni personne ne nous arrêtera sur cette voie, la seule à emprunter pour qu’à la fin du mandat nous puissions faire fonctionner la commune de façon normale.
* Nous avons considéré indispensable de conserver les économies de fonctionnement dans la section de fonctionnement pour faire face à nos échéances de dettes renégociées avec les fournisseurs et dont les échéances s’imposeront à nous dans les années suivantes
Evitant ainsi de nouvelles augmentations d’impôts dans les prochaines années. Lors du conseil municipal du 27 juin 2009 nous avons proposé à la cour régionale des comptes d’accepter en alternative les nouvelles propositions de l’organisme préteur plus favorables aujourd’hui.