DELMAS Michel
Chères pontoises, chers pontois,
C’est la colère qui m’envahie à la sortie de la réunion du conseil de surveillance de l’hôpital Georges Decroze qui s’est tenue le 27 juillet.
Rappelons que la loi Bachelot votée en 2009 est venue substituer le conseil d’administration par un conseil de surveillance supprimant au passage tous les pouvoirs du Maire dans l’administration de l’hôpital.
Et on voit bien pourquoi :
La Direction de l’hôpital nous a informé qu’elle était contrainte de présenter un budget en déficit de 748 000 €, ayant pour cause une insuffisance de dotation accordée par la toute nouvelle administration hospitalière (ARS).
Cette insuffisance de notation n’est pas un hasard, elle pourrait être le premier signe d’une volonté de transformer l’hôpital de Pont-Sainte-Maxence en maison de retraite.
Mais c’est surtout contraire aux engagements pris par le directeur de l’Administration Régionale Hospitalière (ARH) en place avant la loi Bachelot. Il avait signé un contrat avec l’hôpital de Pont-Sainte-Maxence en s’engageant à donner les moyens de remplacer le service de médecine par des consultations délocalisées des hôpitaux de Creil et Senlis et pour l’ouverture d’un nombre équivalent de lits de « soins de suite » pour accueillir des patients en post hospitalisation.
Tout ceci devait se faire sans toucher aux effectifs de personnel. Mais dans les circonstances d’aujourd’hui on ne donne pas cher de ces projets. C’est sur le personnel que l’hôpital devra faire des économies.
Ainsi on entrera dans un cercle vicieux pour constater à la fin que l’hôpital n’est pas viable dans ses missions ainsi actualisées.
Le personnel appréciera d’être ainsi la variable d’ajustement.
La loi Bachelot en changeant l’administration hospitalière a purement et simplement effacé les engagements pris et les remplace par un plan de désengagement.
Tout ceci est cousu de fil blanc et comme le dit Gérard Palteau membre du conseil de surveillance et conseiller municipal de Pont-Sainte-Maxence, "on s’est fait avoir comme des bleus".
J’exprime ici une très grande inquiétude. Le gouvernement avec sa nouvelle administration régionale de santé la dite « ARS » est entrain de nous préparer un très mauvais coup à Pont-Sainte-Maxence.
Nous devons nous battre. Je vais demander une entrevue auprès de la Direction de l’ARS.
Je demande à la population de se préparer à se mobiliser pour m’aider à sauver son hôpital.
Si on interdit aujourd’hui au maire d’administrer l’hôpital dans sa ville, on ne l’empêchera pas de le défendre.
Michel Delmas
Votre Maire