La légende de Sainte Maxence

La ville tire son nom de Sainte Maxence, martyre chrétienne du Ve siècle.

La légende raconte que Maxence, fille de Malconus, roi des Scots, convertie au christianisme par Saint Patrick, apôtre d’Irlande, voulait vouer sa vie à la religion, quoiqu’elle ait été promise à un prince barbare et païen nommé Avicin. Pour échapper à ce mariage, Maxence s’enfuit du palais paternel avec Barbentius, un serviteur et Rosélie, sa servante pour arriver en Gaule.

Arrivée au pays du Beauvaisis, elle chercha une retraite dans un site agréable ; parvenue au bord de l’Oise, ne pouvant traverser le pont, elle jeta dans la rivière trois grosses pierres au moyen desquelles elle parvint sur l’autre rive ; la légende ajoute que l’on n’a jamais pu retirer ces pierres, malgré plusieurs tentatives pour dégager le lit de la rivière, et qu’elles y seraient encore aujourd’hui…

Avicin, lancé à la poursuite de sa promise, retrouva sa bien-aimée qui resta inflexible devant ses prières, tout comme ses serviteurs à qui, il promit pourtant de l’argent. Furieux, il trancha la gorge de Maxence avec son épée et tua Barbentius et Rosélie. Le corps de la vierge se leva alors de terre et pris sa tête entre ses mains pour la transporter du lieu de son martyre au lieu de sa sépulture, au centre de la ville, où l’on édifia une église qui fut visitée et dotée par Charlemagne.

La Sainte-Maxence est célébrée le 20 novembre

Histoire de la ville

Pont-Sainte-Maxence appartient historiquement à la région du Valois. L’existence de la ville date du temps des Gaulois. Elle s’est appelée Sancta Maxentia, Levandriac (VIIe siècle), Pont, Pont-Maxence, Pont-Montagne, Pont-la-Montagne, Pont-sur-Oise, Pont-sur-l’Oise au moment de la Révolution.
Pont-Sainte-Maxence, telle qu’elle existe aujourd’hui, regroupe la ville initiale à laquelle ont été réunis le village de Sarron (décret du 5 juillet 1951) et la commune du Plessis-Villette (1828). Les Ageux ont également fait partie de la ville de Pont-Sainte-Maxence entre 1826 et 1833.

La ville est née de la rencontre de la route des Flandres (ancienne chaussée romaine) et de l’Oise. L’histoire de la commune, et notamment son passé militaire jusqu’à la fin du XVIe, est étroitement liée à cette rivière. En effet, l’importance stratégique du lieu vient du fait que c’était un des plus anciens passages sur l’Oise.

Charlemagne donne la terre de Pont à l’Abbaye de Saint-Lomer (Diocèse de Blois). En 842, il est repris par Charles le Chauve pour être intégré au Comté de Beauvais. La seigneurie de Pont va appartenir au domaine de la Couronne jusqu’à ce que Philippe-Auguste la donne en 1221 à Gaucher de Châtillon qui l’avait accompagné en Terre-Sainte puis ce domaine changera de famille au fil des siècles jusqu’en 1789.

Son importance stratégique fait que les Anglais se rendront maîtres de la ville en 1359 jusqu’en 1435, année durant laquelle trois compagnons de Jeanne d’Arc la délivreront. La ville sera assiégée par les Bourguignons en 1464. En 1658, une crue détruit le château féodal qui se trouvait sur une île, aujourd’hui disparue, entre Pont et Sarron.

Au cours des siècles, des ponts furent construits et détruits (1814, 1914 et 1940), le premier est connu depuis 673. Le premier pont moderne fut édifié entre 1774 et 1785 par l’architecte et ingénieur Jean-Rodolphe Perronet, Le pont actuel a été inauguré en octobre 1949, mais on peut encore y voir les vestiges, classés monument historique, du pont de Perronet.

Le développement économique de la ville s’est d’abord organisé autour du commerce, en particulier des vins et spiritueux et de l’agriculture, avant de connaître une ère industrielle importante avec notamment deux entreprises fermées aujourd’hui la Cerabati (carreaux de grès) et la Salpa (cuirs reconstitués et “synderme”). Le port, situé à l’extrémité ouest de la ville, est aujourd’hui le premier port céréalier de Picardie.

Une écluse moderne de 46 mètres de long sur 8 de large, existe aujourd’hui sur une dérivation de l’Oise. Elle remplace l’ancienne écluse et le barrage.